Les fleurs sont-elles une preuve d’amour ?

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Plus de la moitié des femmes qui reçoivent des fleurs de la part de leur partenaire ont envie de lui faire l’amour.

Ah ces études françaises sont un plaisir à lire !

Je me souviens que plus jeune, en Finlande, ma coiffeuse avait reçu des fleurs de son compagnon qui revenait d’un séjour à Tallinn. Elle avait tout de suite soupçonné ce dernier d’avoir fait quelque chose d’interdit pendant son voyage. Pour quelle autre raison lui apporterait-il des roses ?

Bon, bien sûr, en France aussi il y celles qui soupçonnent quelque chose lorsqu’elles reçoivent des fleurs. Mais quand même, il semblerait qu’offrir un bouquet à sa moitié est, de manière générale, un geste apprécié.

Dans cette enquête officielle de l’Ifop on remarque également les choses suivantes :

  • 61% des femmes pensent qu’offrir des fleurs est une manière pour leur partenaire de montrer que ses sentiments sont authentiques. En ce qui concerne les jeunes femmes, on peut remarquer que le chiffre est encore plus élevé (77%).
  • D’un autre côté, 52% des femmes déclarent que le fait de recevoir des fleurs influence également leur volonté de rester fidèle à leur partenaire.

En lisant cela en rigolant, j’ai pensé que ça serait vraiment délicieux de lire la même étude, mais en Finlande.

Même il est peu probable que l’on fasse ce genre d’étude en Finlande parce que l’on jugerait qu’elle est contraire à l’égalité des sexes (même si, attention, dans cette étude le sexe du partenaire n’est pas précisé). Ce sont ce genre de petites différences qui existent entre la France et la Finlande. Ou bien, est-ce que je me trompe ?

Vous pouvez dire que je suis vieux jeu, mais, mince alors, c’est quand même merveilleux de recevoir des fleurs de son propre mari. N’êtes-vous pas du même avis ? Cette étude aide aussi peut-être à comprendre son chéri français.

AH D’ACCORD, c’est donc pour ça qu’il me rapporte des fleurs à la maison ? 😉

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Le menu-enfant : une étonnante déception en France, pays des gourmets

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« Steak haché frites, s’il-te-plaît. »

Un enfant de trois ans sait déjà dire qu’il veut commander un steak haché frites avant même que sa maman n’ait eu le temps de jeter un coup d’œil au menu.

Les petits français savent très bien se comporter au restaurant, ça, tout le monde le sait. Mais les petits anges sont malheureusement trop rarement pris en compte dans l’élaboration du menu.

C’est quand même surprenant, que dans un pays gourmet comme la France on serve aux enfants des plats aussi médiocres. En plus du steak haché frites, le menu-enfant comporte souvent les plats suivants :

  • pâtes au beurre
  • pâtes avec du jambon blanc
  • poisson pané frites
  • nuggets frites

Bien sûr, les enfants adorent ces plats, qui sont d’après eux « des plats nourrissants trois étoiles » que papa ou maman veulent bien préparer seulement dans des situations exceptionnelles à la maison.

Mais pourquoi, ô pourquoi, on me sert un excellent poisson frais aux légumes, quand on sert ce genre de mauvaise nourriture aux enfants ? C’est quelque chose que je ne suis pas encore parvenue à comprendre en quatre ans. Personne n’a encore organisé de manifestation contre cela ? Ni même une grève ?

Bon, à dire vrai, je dois bien avouer que j’avais commencé à m’habituer à ce petit défaut, jusqu’à ce que nous partions en Estonie pour nos vacances d’été. Au-delà du fait que dans quasiment chaque restaurant de Pärnu (petite ville côtière estonienne) il y avait à disposition un coin jeux ou des feuilles pour dessiner, les menus pour enfants étaient particulièrement alléchants. Pour les petits, à la place des frites, il y avait de la purée de pommes de terre ou de carottes et à la place des steak hachés, du poisson frais ou un filet de poulet. Dans un restaurant, on proposait même aux enfants un délicieux entrée: des légumes frais accompagnés de petites sauces. Ce genre de chose est donc possible !

Un bon moyen d’éviter les menu-enfants en France, c’est bien entendu de commander un plat pour adulte que l’on partagera en deux pour les enfants. C’est d’ailleurs ce que nous essayons souvent de faire, mais malheureusement cela marche rarement. Notre progéniture a bien sûr déjà eu le temps, durant ces quatre années, d’apprendre que chaque cuisine, d’un restaurant à l’autre, propose toujours un steak haché-frites.

Mamaaaan ! S’il-te-plaît ! 

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Des ardoises pour les  écoliers français

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Regardez mes amis! Ce sont bien des ardoises !

Je ne parle pas de ce que l’on pourrait trouver dans un musée sur le système scolaire français mais bien de ce qui se trouve dans la maison d’une amie. Ses filles, qui sont à l’école primaire, en utilisent en classe. Elles s’en servent, par exemple, pour écrire la réponse à une question posée par le professeur. Lorsque le professeur demande la réponse, on lève l’ardoise pour montrer sa réponse. Pratique!

Je me rappelle avoir trouvé quelque chose qui ressemblait à ce truc dans la maison de mon enfance. Ma mère m’avait dit qu’elle utilisait une ardoise à l’école, dans les années 50 en Finlande.

Ce type de fourniture scolaire est maintenant d’actualité dans ma vie aussi parce que ma fille entre en CP. Les parents ont reçu une liste de la maîtresse avec toutes les choses à acheter pour la rentrée. Un stylo à bille bleu, un vert et un rouge. Un classeur. 100 pochettes plastiques. Une photo d’identité. Des crayons à papier. Une gomme.

Et puis, cette mystérieuse ARDOISE.

« Non mais bon sang qu’est-ce que c’est ?! », ai-je juré à voix haute au rayon des fournitures de bureau du supermarché.

Une gentille maman française a rigolé et m’a indiqué le rayon où je pourrai la trouver. « C’est ça », m’a-t-elle montré. Ardoise vol.2.

L’ardoise, c’est donc, par exemple, pour s’entraîner à écrire en attaché, chose que l’on n’apprend plus en Finlande.

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Dans l’école de ma fille, par contre, pas besoin de tablier, contrairement à ce que demandent d’autres établissements.

Dans la plupart des écoles françaises, le stylo plume fait aussi partie de la liste de fournitures scolaires, au même titre que le sac filet ou que le stylo bic quatre couleurs si cher aux français.

Et personne ici en France n’a besoin de se soucier du réseau social (qu’on appelle Wilma en Finlande)  qui fait le lien entre professeurs et parents. À la place, on distribue de simples petits papiers aux parents.

Quand on compare cela aux classes digitales finlandaises dans lesquelles on utilise des tablettes, on ne peut pas s’empêcher de rire. Et en tant que mère finlandaise, ça m’engoisserait presque. Qu’est-ce qui peut bien arriver aux enfants que l’on met dans des classes où l’on enseigne « comme avant » ?

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