Mon enfance vs son enfance

eau de parfum

Hier matin, j’ai déposé ma fille à son premier cours d’arts plastiques. Ici en France, le mercredi, les enfants participent à des activités et les parents/les grands-parents font le taxi.

Quand j’ai regardé la vue depuis la salle de classe de l’école des arts, cela m’a fait rire. Les paysages d’ici sont une toute autre source d’inspiration que ceux que je pouvais regarder, étant enfant, de la salle de cours d’arts plastiques à Mikkeli (une ville finlandaise du Sud de la région des milles lacs). Mais il n’y a rien de mal à cela, bien au contraire. Les cours d’arts plastiques font partie des activités de mon enfance qui m’ont laissé de doux souvenirs. Et c’est pour cela que, lorsque ma fille a annoncé vouloir prendre des cours d’art, j’étais fière et heureuse. Mais oui, bien sûr que c’est possible, je vais te trouver un cours !

Les mamans des enfants issus de deux cultures ont souvent connu un quotidien bien différent de celui de leurs enfants, surtout lorsqu’elles vivent à l’étranger. Mais heureusement, d’une manière étrangement rassurante, de petites similitudes existent.

Peut-être qu’en fait, il s’agit juste du syndrome « avant c’était mieux » ou bien seulement de ces petites instants perturbants durant lesquels on a le mal du pays.

Je profite de ce jour sans activités pour comparer le déroulement du quotidien de mes enfants à celui de mon enfance.

 

koululakko

1-Le chemin de l’école

Mes enfants ont commencé l’école à l’âge de trois ans. Ca a un peu stressé la maman que je suis mais ils se sont parfaitement bien débrouillés. Heureusement, pour nous, les trajets de la maison à l’école se font à pieds. Je ne pourrais pas supporter les embouteillages du Sud de la France tous les jours ! Mais les parents n’ont pas le droit d’entrer dans l’enceinte de l’école pour des raisons de sécurité. Il faut laisser les enfants devant le portail.

Pour ma part, je me rappelle qu’en Finlande, je suis entrée au jardin d’enfants à l’âge de cinq ans pour les demi journées, après quoi je me rendais seule à pied chez la nounou, imaginez. Un peu plus grande, je prenais toujours le chemin de l’école seule ou avec mes amis.

2-Les activités et les loisirs

Dans notre famille, le ballet du mercredi comprend des cours d’arts plastiques, de musique et de gym. Dans chaque centre de loisirs on peut observer des parents français stressés. Munis d’un goûter, des gouttes de sueurs perlant sur le front, ils courent d’une activité à l’autre avec leurs enfants : une à la danse, l’autre au foot et le troisième à son cours de musique.

Quand, assise, je regardais mon petit faire de la gym, je me suis rendue compte qu’en ce qui me concerne, j’avais commencé les activités à l’âge de 6 ans. Elles n’étaient pas aussi raffinées que celles de mes enfants mais elles étaient imbriquées dans le programme scolaire : des cours de l’art, des cours de musique et des cours de gymnastique. Et en plus, il y avait ce cours de hockey très drôle organisé par la paroisse (!)

 

IMG_6979

3-Les après-midis

Quand je ne peux pas aller chercher mes enfants à 16h30 à cause de mon travail, ils peuvent rester à la garderie jusqu’à 18h. Ils ne restent donc jamais seuls en France, et c’est génial.

Je me rappelle qu’en CP et en CE1, après l’école avec mes amis nous nous rendions à pied à la garderie pour y passer l’après-midi. En général, les trajets se passaient bien mais de temps en temps ils se transformaient en bataille de boules de neige et duraient alors une éteeeernité. Ensuite, en CE2, on ne pouvait plus aller à la garderie. Il fallait donc que je reste seule à la maison et j’avais très peur. J’étais persuadée que le monstre de Thriller de Mickael Jackson se cachait dans la cave.

4-Le goûter

Maintenant, je me mets à jurer si j’ai oublié d’acheter les goûters que l’on trouve au supermarché. Pour ma bonne conscience, je n’achète que des gâteaux faits avec du chocolat bio (eh, ne riez pas!), que je distribue à la sortie de l’école. Et oui, j’ai appris que le goûter sucré fait entièrement partie d’une journée française. Avant ça m’horrifait, maintenant – euh – j’ai abandonné. Mauvaise mère.

Dans mon enfance, durant tout l’automne, ma grand-mère préparait toujours des petites brioches qu’elle mettait ensuite au congélateur. Je les réchauffais quand je rentrais de l’école et je les mangeais avec un chocolat chaud.

keksit

5-Le dîner

Nous dînons aux alentours de sept heures. Et c’est un vrai repas, pas juste le porridge finlandais du soir. S’il y a bien une chose dont je suis fière, c’est qu’on ne mange pas de plats préparés. Mais il n’y a pas que du positif, c’est vrai que nous ne mangeons pas toujours tous ensemble contrairement aux vrais français. Si mon mari rentre tard du travail, je l’attends et nous dînons tous les deux quand les enfants sont couchés.

Je me rappelle que, petite, nous mangions quand ma mère rentrait du travail, à cinq heures donc. Mon plat préféré c’était le gratin de foie de la marque Saarioinen que l’on mangeait souvent avec des carottes râpées. Miam. Mais qu’est-ce que ces petits français diraient si on leur cuisinait cela pour le repas ?

lundi en francais

Leave a Reply

Your email address will not be published.